AccueilNos ArchivesPolitique nationalePour une écologie populaire face à la décroissance des Verts

L'échec du sommet de Copenhague a sonné comme un coup de semonce au milieu du large consensus écologiste qui traverse notre pays depuis presque trois ans. Au-delà des considérations diplomatiques, cet échec est celui d'une idéologie : celle de la décroissance. « On l'a bien vu à Copenhague, l'argument de la décroissance ne fonctionne dans aucun pays du monde », a ainsi affirmé un conseiller du président de la République dans le journal Le Monde.

Cécile Duflot, ayatollah de la décroissance

Depuis plusieurs mois, Europe Ecologie et les Verts ont beau jeu de surfer sur la vague du « marketing vert » et de l'écologie qui serait le nouveau mode de vie pour être « à la mode ». Par contre, ceux-ci n'osent que timidement révéler le fond de leur pensée. Lorsqu'on y regarde de plus près, on observe que les coqueluches de la télévision (Daniel Cohn-Bendit, Cécile Duflot, José Bové) sont en réalité des idéologues dont le dogme suprême est la décroissance. La semaine dernière, Mme Duflot déclarait à L'Express que « ceux qui attaquent la décroissance ne veulent rien changer ».

Brillante communicante, Mme Duflot oublie cependant d'expliquer ce qu'est la finalité de la décroissance. Eh bien ! La décroissance, nous sommes en train de la vivre en cette période de crise. Elle a un synonyme : récession. Effectivement, le projet politique d'Europe Ecologie est celui d'une baisse de la production qui se traduira automatiquement par du chômage de masse. Sauf que cela, aucun membre des Verts n'ose le dire en public.

Face à cela, la majorité doit réaffirmer que, dans l'histoire de ce pays, la droite est la seule famille politique qui a concrètement pris à bras-le-corps les problèmes environnementaux lorsqu'elle a été aux affaires. Rappelle-t-on que le premier ministre de l'Environnement de l'histoire de France est nommé sous la présidence de Georges Pompidou ? Rappelle-t-on que le principe de précaution est l'oeuvre de Michel Barnier, ministre du gouvernement Balladur ? Rappelle-t-on que la Charte de l'environnement a été rédigée et constitutionnalisée sous la présidence de Jacques Chirac ? Rappelle-t-on que le Grenelle de l'environnement est l'oeuvre d'Alain Juppé et de Jean-Louis Borloo ?

Bien entendu, on n'en fait jamais assez, mais il est parfois bon de rappeler quelques vérités, notamment aux donneurs de leçon que sont les Verts. Et ces derniers ont souvent des trous de mémoire lorsqu'on leur rappelle le bilan inexistant en matière d'environnement de Mme Voynet et de M. Cochet sous le gouvernement Jospin.


Pour une écologie populaire au service des Français

Face à cela, nous devons proposer aux Français une vision réaliste et humaine de l'écologie : une écologie populaire. Une écologie qui crée des emplois et qui n'en détruit pas. Une écologie qui ne demandera pas aux Français de vivre comme au XIX° siècle, mais qui leur dira d'assumer de vivre comme des êtres humains du XXI° siècle. Une écologie qui ne stigmatisera pas le pollueur (du gros industriel à l'ouvrier qui prend sa voiture tous les jours pour aller travailler), mais qui l'aidera et l'incitera à changer son comportement. Une écologie qui n'est pas un dogme, mais qui est un outil.

Les Français ne seront pas dupes éternellement du discours que portent Europe Ecologie et leurs amis. Sous leur voile vert fluo attrayant, se cachent des hommes et des femmes dont les objectifs idéologiques sont radicaux. Dernier exemple en date : l'ancien ministre Vert de Lionel Jospin, Yves Cochet, est allé s'inspirer chez les camarades maoïstes chinois en demandant aux Français d'arrêter de faire des enfants. Alors que tous les démographes affirment que la France a plus que jamais besoin d'enfants et que le contrôle des naissances rappelle les pires heures de l'histoire, un membre éminent d'Europe Ecologie déclare l'inverse en s'inspirant d'un régime totalitaire.

Face à ces nouveaux ayatollahs verts-rouges, les Français doivent comprendre que l'environnement est un sujet bien trop sérieux pour être laissé entre les mains de ces fanatiques des temps modernes.


Article écrit par Charles SITZENSTUHL
Membre du Bureau des Jeunes Populaires

Commentaires  

 
#1 yves 2010-01-10 14:50 ras le bol de cette dictature verte de la pensée! Citer
 
 
#2 Anne-Charlotte 2010-01-10 23:34 entièrement d'accord, l'environnement ne sera sauvé que grâce à une très forte croissance des biens produits et à une explosion des échanges commerciaux utilisant des énergies fossiles. Il faut encore accélérer le rythme de développement, de consommation puis d'obsolescence des biens les plus divers, pour que les gens en rachètent plus vite, et les produire le plus loin possible, pour les produire moins cher. En toute logique, l'impact sur l'environnement sera totalement moindre.

Oui, l'avenir de notre planète future, c'est ensemble pour demain que nous le construisons, mais avec tout le confort moderne.

Vous avez raison, Charles Sitzenstuhl, Europe Ecologie prépare le retour de la dictature. Staline, Hitler et Pol Pot seraient à Europe Ecologie s'ils faisaient encore de la politique. Oui, Europe ecologie soutient la dictature iranienne. Moi, ça me scandalise ces extrémistes, vous verrez que de grandes catastrophes arriveront si nous laissons ces incapables accéder au commandement.
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#3 François F 2010-01-11 09:08 Anne-Charlotte, plutôt que d'écrire des absurdités manichéennes qui vous déshonorent, expliquez-nous pourquoi la croissance ne pourrait se faire sans pour autant être destructrice pour notre environnement ? Citer
 
 
#4 Pyxmalion 2010-01-12 13:43 Croissance, toujours plus de croissance ! D'accord mais dans un monde infini !
C'est mathématique : comment peut-on continuer de croître alors que les ressources naturelles sont limitées et tandis que la population mondiale augmente ! On touche les parois … C'est bien connu, tout le monde ne peut pas vivre comme les américains ou alors, il faudrait trois planètes Terre ! Et oui, ça tout le monde l'oublie un peu trop !
De toute façon, si on ne pense pas à l'avenir maintenant, si on n'anticipe pas, après il sera trop tard pour réagir !
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#5 Vivien Guihard 2010-01-13 02:10 Que de clichés! Tout d'abord la la décroissance n'est en aucun cas la récession. Je vous invite à lire cet article très simple sur mon blog http://penseeseveillees.wordpress.com/2010/01/06/decroissance-nest-pas-recession/ ca ne fera pas de mal.

Ensuite parle de la décroissance comme une future cause du chômage est tout aussi amusant. Surtout venant d'un parti au pouvoir qui a vu le chômage exploser ces dernières années, malgré des cadeaux fiscaux aux entreprises encore plus importants. Sans diminution du temps de travail, le chômage ne peut pas baisser (à peu de choses près). La productivité augmente beaucoup plus rapidement que les besoins, le temps travaillé diminue de ce fait. Si le temps de travail n'est pas mieux partagé, et donc réduit jamais nous ne pourrons atteindre le plein emploi, même avec de plus en plus d'emplois dans le secteurs des loisirs ou des services.

Concernant l'écologie populaire voici un article de Karima Delli (députée européenne) fort intéressant:
http://www.karimadelli.com/2010/01/12/ecologie-populaire-contre-ecologie-populiste/
Se réclamer de l'écologie populaire en prenant des mesures fiscales favorisant les plus riches, pour aggraver les inégalités sociales voila qui est osé. Vider les caisses de l'état au profit de ses quelques amis fortunés, ce n'est pas populaire, c'est inhumain tout simplement (en plus d'être impopulaire évidemment.
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#6 François F 2010-01-13 11:11 Un jour viendra peut-être, un article constructif posté sans agressivité… J'aimerais le croire.

Vivien, d'accord avec vous sur un point essentiel : le thème de l'écologie et de la protection de notre planète n'est pas incompatible avec un statu social tel que nous le connaissons. (sachez tout de même que aujourd'hui, 60% des Français ont peur de tomber dans l'échelle sociale. Cette crainte, quelle soit fondée ou non est à prendre en considération)

Ensuite, diminuer le temps de travail, augmenter les rémunérations peuvent être des éventualités intéressantes uniquement si le système mondial l'adopte. Or, si nous sommes les seuls à le faire, cela équivaut à un suicide économique et social !

Questions alors : pourquoi les 39 et 35 heures n'ont elles pas créées tant d'emplois ? Pourquoi les 32 ou 30 heures le feraient ?
Et, comment voter NON à l'Europe alors que l'on voit que sans un consensus fort, aucun accord mondial n'est possible…?
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#7 Cédric 2010-01-21 16:54 @François F : donc on ne fait rien tant que d'autres pays ne font rien ? Petite question de logique élémentaire : qu'est-ce qui arrive si tous les pays pensent de cette manière ?

C'est vrai qu'il ne faudrait pas aller au suicide économique (on ne pourrait plus consommer du matin au soir, ce serait dramatique !) mieux vaut le suicide écologique planétaire…
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#8 François F 2010-01-22 09:45 Cédric,
C'est justement parce qu'elle peut être facteur d'émulation que je crois en l'Europe ! Si nous ne réagissons pas TOUS rapidement nous allons à la catastrophe.
A titre personnel, je n'ai pas attendu que l'écologie soit à la mode pour m'y mettre. Ça fait plus de 20 ans que je trie mes cartons, papiers, verres et autres ; que je limite mes consommations, que je chauffe mon "chez moi" à 19° au lieu de 21-22 de moyenne Française. Actuellement, je remplace mes ampoules par des spots 3 watt.
A titre professionnel, j'ai vendu la première maison de France certifiée BBC Effinergie en 2008.
Tout cela c'est beau. Ça fait même vantard d'en parler je trouve. Mais si je fais tout cela seul, quel en est l'impact ?
A votre remarque, je suppute que vous avez adopter un mode de vie responsable et j'en suis ravi.
Faites juste comme beaucoup d'autres : essayez de convaincre un maximum de monde autour de vous de "changer" !
Si 6 milliards de personnes économisent 10% nous aurons avancé bien plus qu'en restant quelques "fanatiques isolés"…
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